Hier, j’étais encore pieds nus hier en cette fin d’octobre pour faire la tournée d’Halloween avec les enfants…
Ayant peaufiné les détails de mon déguisement dans le but de faire peur, quelle n’a pas été ma surprise de constater que ce qui ce qui a le plus impressionné les gens était le fait que je sois pied nus… La seule chose normale pour moi dans mon accoutrement !
Alors que je trouve continuellement des excuses pour rester pieds nus depuis cet été (Bare F’Août Challenge, Course Turallaise pieds nus, défi du trajet à l’école pieds…), je me suis dit qu’il était temps de m’assumer en tant que Podo-nudiste ou plus joliment dit en anglais : Barefooter !
Ainsi, je vais exposer ici mes vraies raisons de le faire.
Voici donc les 3 raisons principales pour lesquelles j’aime être pieds nus :
#1 L’expérience sensorielle

Selon moi, nous avons trois façons de faire l’expérience de la vie :
- Par nos pensées
- Par nos émotions
- Par nos perceptions sensorielles
Les milliers de capteurs sensorielles sous mes pieds demandent à être sollicités autant que mes papilles gustatives. Tout comme je ne mets pas de gant sur ma langue, le fait d’être pieds nus me permet d’expérimenter un panel de sensations qui me font me sentir vivant :
Le chaud, l’humide, le dur, le mou, le froid…
Si l’expérience est souvent plaisante, elle peut cependant être parfois très déplaisante comme le caillou sous le talon par exemple !
Ce qui m’amène à la deuxième raison d’évoluer nu-pieds :
#2 L’état de présence consciente (ou de pleine conscience)

Trop souvent absorbé par mes pensées, le fait d’être pieds nus me ramène immédiatement dans le moment présent… Et c’est justement là que le petit caillou sous le pied prend tout son sens pour revenir « Ici et Maintenant » !
En marchant pieds nus, on doit constamment être attentif à notre environnement et à la voie que l’on emprunte.
Au-delà des sensations nociceptives, cette voie peut même représenter un vrai défi…
#3 Le défi

En dehors du froid et des cailloux, le vrai défi pour moi jusqu’ici a résidé dans la perception du regard des autres. En effet être pieds nus en France peut souvent être mal perçu par les gens.
Si la gêne est ma première réaction, le fait d’aimer dépasser constamment mes limites et de confronter l’adversité prends vite le dessus. En effet il révèle une pratique plus profonde :
Le développement de l’équanimité.
Ce terme issu de la pratique bouddhiste évoque un détachement et une attitude sereine face aux évènements de la vie (Notion que l’on retrouve également sous une autre forme dans la pratique Stoïcienne).
Si la vie nous apporte son lot de joies et de plaisirs, elle nous apporte aussi toujours son lot d’adversité.
Etre équanime signifie traiter les évènements de manière égale pour trouver une paix intérieure plus profonde.
Marcher pieds nus me permet d’accueillir le déplaisir des cailloux et le regard des autres comme je reçois le plaisir de fouler le sable et les sols des magasins…
L’existence du plaisir n’existe pas sans celle la souffrance, tout comme le blanc dépend de l’existence du noir.
Accepter cela et trouver le détachement nous permet de faire l’expérience d’une forme de sérénité et de joie de l’être.
Allez, pour ne pas finir ce texte en tant que moine bouddhiste, je rajoute une 4ème raison pour la route :
# Ne surtout pas se prendre trop au sérieux…
Si les maîtres Jedi y verront peut-être un antidote au développement de l’Ego, je vais juste dire que je pense que la vie ne doit pas être prise trop au sérieux…
Pour le simple plaisir de jouer !
