La Méthode WildFit : réensauvagement pour activer l’énergie vitale

Une méthode de réensauvagement pour réactiver l’énergie vitale et renouer avec notre vraie nature.
Renaître plus fort : de la blessure à l’Hybride Naturel

Parti blessé en début d’été, j’ai terminé mon voyage plus fort que jamais grâce à la méthode WildFit : un entraînement qui mêle Mouvement Naturel, exposition aux éléments et Via Negativa. Plutôt que de viser la spécialisation, j’ai choisi la polyvalence et révélé mon potentiel d’Hybride Naturel. Mon rêve n’est pas d’être le meilleur dans une discipline, mais de pouvoir tout faire et vivre pleinement.
Ultra Marin : s’engager malgré la peur d’échouer

Dans l’article précédent (Pourquoi j’ai abandonné), j’annonçais mon retrait de l’Ultra Marin.Une blessure au mollet survenue deux semaines avant m’avait contraint à renoncer.Mais quelque chose en moi refusait de rester sur cette décision. Alors j’ai choisi d’y aller.Pas pour performer.Juste pour voir jusqu’où je pourrais avancer.Et à quel moment je serais réellement contraint de m’arrêter. Le départ : marcher sur un fil Je n’ai pas couru depuis 13 jours.Je suis tendu. Mon corps est une énigme.Je traverse Vannes, porté par l’énergie de la foule. Ça tient. Puis viennent les premiers sentiers du Golfe.Et là, les signaux arrivent.Le mollet siffle, se tend, se fige.À moins de 10 km, je pense déjà à abandonner au premier ravito. Un souffle d’espoir À 15 km, la douleur se stabilise.Je pousse jusqu’au 28e kilomètre, où m’attend ma mère.La nuit tombe, enveloppe le Golfe d’une lumière grise. Le silence s’installe. Un coureur me raconte avoir eu la même blessure.« Tu vas apprendre à vivre avec… Jusqu’à ce qu’une autre douleur prenne le relais. »Cette phrase me fait sourire.Je m’y accroche. J’arrive au gymnase du collège Cousteau, un peu plus léger.Je rassure ma mère. On se donne rendez-vous au matin pour un café à Arzon.Un repère pour traverser la nuit. Dans la nuit, en mouvement Je suis habitué à évoluer la nuit sans dormir.Tellement que, même à 4h du matin, allongé au gymnase de Sarzeau, je n’arrive pas à fermer l’œil. Alors je repars. Étape après étape.Le corps fait ce qu’il peut. L’esprit prend le relais. Impensable, quelques heures plus tôt. L’aube Les premières lueurs naissent derrière les nuages.Un crachin léger accompagne mon avancée. J’atteins Arzon.Le café avec ma mère est un moment suspendu.Je suis heureux d’avoir traversé la nuit. Puis vient la traversée du Golfe en bateau. Un instant presque poétique. Le début de la fin Mais dès la sortie du bateau, le corps lâche.Le mollet ne répond plus.Et surtout, le genou droit, sursollicité, m’envoie des signaux d’alerte.Le pied gauche est en feu. Je serre les dents pendant 10 km pour atteindre Crac’h. Je passe aux soins. Kiné, podologue… Je grappille des options.Je prends les bâtons de marche de mon beau-père.Et j’envisage sérieusement de finir les 70 km restants en marchant. Encore une nuit blanche.Encore 15 heures à serrer les dents. Mais la réalité me rattrape. Le mur À Saint-Goustan, je suis sur les rotules.Je ne peux plus courir. À peine marcher.Le corps me parle. Fort. J’ai besoin d’un dopant.Pas chimique. Alors je lance un speech de David Goggins dans mes oreilles.Il parle de repousser ses limites. Ça me donne le sourire.Je sens tout. Et c’est bon de sentir. Le point final Ma famille m’attend au Bono.Et c’est là que je rends mon dossard. 118 km. Les pancartes de mes enfants me disent :« Tu peux y arriver », « Tu vas y arriver ».C’est ce que je leur répète tout le temps. Aujourd’hui, je leur montre aussi autre chose :Qu’on peut tout donner… et s’arrêter quand c’est juste. Ce que j’ai réussi Ce que je vais réussir Rendez-vous l’année prochaine. Un peu plus fort. Un peu plus sage. Toujours vivant. — Charles, Chasseur d’Horizon