Adolescent, lorsque que je jouais au Rugby, un de mes modèles était un Joueur Anglais du nom de Jason Robinson. Quand Jason Robinson s’est mis à boire du Powerade (ou du moins sur les publicités…) je me suis aussi mis à en boire… des litres !
Un jour, avant un match, je crois même que j’ai fait une indigestion de ce qui n’était autre qu’une boisson sucrée bien commercialisée. Ce jour-là, j’ai envisagé qu’il se pouvait que l’élixir bleu ne me rende pas plus fort après tout. (La version actuelle de cette histoire pourrait être de croire que manger des Pitchs va faire de toi un champion…).
Mais je n’avais pas encore bien assimilé la leçon. La dynamique de prendre tout un tas de trucs pour me sentir meilleurs à duré des années et continue même peut-être à ce jour sous des formes non-conscientisées…
Le marketing est très bon pour ça. En captant notre attention, il nous ramène souvent à l’enfant que nous étions, celui qui croyait que la paire de baskets dans la vitrine allait le faire courir plus vite.
Et puis finalement j’ai commencé à croire en moi et non dans les artifices de l’inspecteur gadget.
Les gens sont souvent étonnés que je puisse faire des centaines de kilomètres avec mon vélo qu’il qualifient même parfois de « pourrit ».
D’abord je commence toujours par prendre la défense de mon vélo qui n’est pas du tout « pourrit » mais juste un peu rouillé au niveau des fourches.
Ensuite je leur explique qu’il a l’avantage d’être très pratique et que je fais absolument tout avec, d’emmener les enfants à l’école au sorties en VTT en passant par les courses au drive.



En fait c’est là que réside la clé de mon entraînement, grâce à un outil très simple, je cumule aisément un nombre important de kilomètres (entre 20 et 50 km par jour et en moyenne 200 km par semaine).
Autrement dit : mon entraînement est simplement intégré à mon style de vie.
Autre exemple :
Lorsque je préparais ma traversée de la Bretagne en triathlon (Bay 2 Bay), un spécialiste de la nage en eau libre a rigolé lorsque j’ai dit que j’allais traverser la Baie de La Baule en combinaison de surf. Il m’a dit :
« Tu ne veux pas nager avec une armure non plus ? »
En me faisant peur, il aurait presque pu me vendre une combinaison sur place. Heureusement je ne me suis pas laissé entraîner dans cette dynamique consumériste (surtout que je n’avais pas l’intention de nager régulièrement par la suite) et j’ai tenu ma position d’imbécile heureux.

C’est sûr qu’avec ce matériel je ne gagnerais pas un Ironman, cependant, aucun matériel ne fera jamais performer à lui seul !
Alors à mon tour je pourrais vendre une formule magique ou un breuvage pour permettre aux gens d’enquiller des kilomètres avec leur propre énergie.
Mais je ne suis pas un vendeur de rêve.
Vous voulez le secret ?

Juste pratiquer. Pratiquer encore et encore.
Si un matériel vous aide à faire votre sortie tous les jours ou toutes les semaines tant mieux.
Achetez cette combinaison de longe-côte ou ces baskets de footing, mais surtout allez-y ! Encore et encore et encore.
C’est ça qui fait vraiment la différence !
Ça et le Jus de Tourbe !!
Je rigole… Enfin on ne sait jamais, on peut toujours essayer…
