Alors que les journées raccourcirent et se rafraîchissent, je ressens comme une invitation naturelle à ralentir mon rythme et à me tourner vers l’intérieur.
J’aime toujours autant bouger en extérieur, mais je ressens moins le besoin d’aller loin et d’y passer énormément de temps. Les heures de luminosité me suffisent amplement.
Le fait d’assister à un lever de soleil en emmenant mes enfants à l’école à vélo et celui de contempler le même soleil se coucher sur l’océan après l’école me suffit amplement.
Bien sûr je fais toujours entre 20 et 50 km de vélo par jour, j’aime me baigner dans les vagues par vent d’ouest et faire un footing de temps en temps, mais je me contente largement de cela.
J’ai peu de projet, si ce n’est simplifier et nettoyer ma vie.
C’est comme si l’aventure avait une saisonnalité.

L’équilibre Yin Yang
Si je devais utiliser la philosophie Taoiste, je parlerais d’une phase « Yang » d’expansion avec un besoin de sortir, d’explorer, de voyager… Qui correspond à la saison ou les jours sont plus long et plus chauds.
Puis d’une phase « Yin » de rétraction avec un besoin d’introspection, de calme, de réflexion, de méditation, de remise en ordre… Qui correspond bien à la saison froide où les journées sont courtes.
Comme le Yin et le Yang, l’un ne va pas sans l’autre. Les deux se nourrissent et s’alimentent mutuellement. Le Non-agir est aussi important que l’agir…
Alors que la phase d’action va générer de nouvelles expériences enrichissantes et la phase passive va permettre de donner du sens à ces expériences et de construire de nouvelles orientations futures.
En entrant progressivement dans cette phase de calme, je ressens le besoin de mettre de l’ordre, de simplifier ma vie, de la raffiner toujours un peu plus vers l’essentiel.
Une des premières leçons que l’on apprend en Préparation Physique c’est que l’entrainement comprend le Travail et la Récupération ou l’effort et le Repos. L’un ne va pas sans l’autre.
L’effort ou le travail perturbe le système et la récupération ou le repos restaure l’état d’équilibre (homoéstasie) et même un peu plus… C’est le principe de surcompensation qui génère l’évolution physiologique.
De même dans l’aventure, il y a une phase de sortie de zone de confort puis suivie d’une phase d’adaptation qui génère également l’évolution.
Dans notre société pro-active, il est parfois compliqué pour nous de donner la même valeur au repos qu’à l’effort. Le déséquilibre en faveur de l’action au détriment de la récupération engendre même souvent des pathologies.
Dans le sport le surentraînement entraîne fatigue, perte de motivation et blessure.
Dans le monde du travail c’est le stress chronique et le fameux burn-out.
Certains vont même jusqu’à dire que l’excès de « Yang » dans notre civilisation entraîne des perturbations à l’échelle planétaire avec la destruction des écosystèmes et le réchauffement climatique (dû à nos activités frénétiques).
Je ne suis pas spécialiste de la théorie de Gaïa, mais il me paraît évident qu’en nous agitant un peu moins (production, consommation, déplacements…) la planète y gagne.

Les cycles naturels
Toujours est-il que pour moi, un des aspects importants de la reconnexion essentielle à la nature passe par le respect des rythmes naturels et la compréhension que tout est cyclique.
C’est alors que la notion d’équilibre prend tout son sens.
Le sommeil est autant le bienvenu que l’état de veille…
L’hiver est autant appréciable que l’été…
Et le faire aussi important que l’être !

2 commentaires sur « L’équilibre des rythmes naturels… »