Comment l’hiver m’aide à être joyeux…

« Quand tu changes le regard que tu portes sur les choses, les choses que tu regardes changent.  » – Wayne Dyer-

L’hiver est là… Froid, humide et infecté de virus !

Quelles opportunités !!!

Vous ne les voyez pas ?

Je ne les aurais pas vu moi non plus avant d’apprendre à aimer l’hiver et à voir ce qu’il pouvait m’apporter…

Pendant longtemps j’ai préféré l’été à l’hiver. Le doux parfum de l’herbe sèche, le chant des sauterelles, la chaleur du soleil sur la peau, les fruits bien juteux, les journées allongées par la luminosité… Désolé pour ce choc thermique et nostalgique !

En parlant de choc thermique justement, pendant longtemps, j’ai beaucoup moins aimé l’hiver… Le froid, l’humidité, le ciel gris, les arbres sans feuilles, l’herbe remplacée par la boue… Désolé pour ce rappel à la réalité du moment !

En parlant de réalité justement, j’ai fini par comprendre que la vie était faite de cycles et que non seulement je ne pouvais rien y faire, mais qu’en plus ils participaient à établir un état d’équilibre subtile. J’ai donc pensé que si l’été avait l’intérêt que je lui portais, l’hiver devait également avoir un intérêt…

Et si j’apprenais à aimer autant chaque saison ? Et si je comprenais l’intérêt de l’hiver pour mon équilibre d’ensemble ?…

Mais par où commencer pour aimer l’hiver ?

Voilà les questions que je me suis posé. Puis j’ai procédé logiquement :

L’hiver c’est froid et le froid n’est pas agréable. Si j’apprenais à aimer le froid, peut-être que je pourrais comprendre… et trouver ça… agréable ?

Alors il y a quelques années, j’ai décidé d’apprendre à aimer le froid.

Pour cela, j’ai commencé à me baigner en plein hiver. Ça a débuté dans un ruisseau affluent de l’Yonne pour se poursuivre jusque dans l’Océan Atlantique (après notre arrivée sur la presqu’île Guérandaise).

Au fur et à mesure des immersions et des années, j’ai développé une relation plus positive avec le froid.

Si néanmoins je prends aujourd’hui plaisir à me baigner en maillot de bain en janvier, je ne peux pas dire que ce soit agréable. Non, l’intérêt est complètement opposé à celui du bain de soleil en été. Mais lorsque l’on cherche l’équilibre, c’est normal de titiller les opposés…

Le farniente au soleil me fait du bien et me détend, ça c’est sûr. Le revers de la médaille est que j’en sors avec une sensation de mollesse, comme vidé d’énergie.

A l’inverse, le choque saisissant de l’eau froide laisse place à une puissante sensation énergisante, une sensation vivifiante, revigorante !

Depuis que j’ai commencé mon « apprentissage de l’hiver », chaque année, à la sortie de la saison froide, je me sens un peu plus équilibré.

Faisant ce constat, j’ai compris que dans l’adversité de l’hiver et même l’adversité tout court, se cachait l’opportunité de développer de solides fondations. Une opportunité de m’adapter, d’évoluer et de trouver un équilibre.

Fort de mon expérience avec le froid, j’ai donc étendu mon entraînement à tous les types d’hivers. Autrement dit : toutes les situations d’adversité que je rencontrais dans ma vie.

Je me suis dit : « Et si dans chacune de ces situations (étiquetés comme négatives) se cachait une opportunité de m’adapter et de devenir plus fort ? »

Aujourd’hui j’accueille avec intérêt les hivers, les phases difficiles, les temps faibles… Je les aborde comme des phases d’entraînement pour progresser et avoir la sensation si satisfaisante d’évoluer…

Fatigué… Tant mieux je vais m’entraîner à tolérer la fatigue…

J’ai fait une erreur… Tant mieux je vais apprendre…

Je suis blessé ou malade… Tant mieux je devoir retrouver l’équilibre…

Je suis blessé émotionnellement… Tant mieux, je vais entraîner mon lâcher prise…

Et rien que ça, ça me rend joyeux… Toute l’année !

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