Adolescent, lorsque j’ai commencé à me construire une identité, j’ai cherché mon groupe d’appartenance.
Au lycée c’était vraiment bien pour ça. A l’image du modèle diffusé dans les films américains, il y avait plusieurs catégories au choix : Les sportifs, les geeks, les gothiques, les populaires… Bon nous on n’avait pas les pom-pom girls mais on était pas loin !
Mais pour faire encore plus simple, plus cliché et plus binaire, j’avais l’impression qu’il y avait deux grandes catégories distinctes dans lesquelles on tombait :
Ceux qui fonctionnaient avec leur tête et ceux qui fonctionnaient avec leur corps.
Soit t’avais un cerveau et il ne fallait pas t’en demander trop en EPS, soit t’étais un sportif et ta réflexion était limitée.
Bien sûr c’est une caricature.
Il se trouve même que dans le groupe de sportif du centre de formation Rugby que j’avais intégré, la plupart était en filière scientifique. Les autres, c’est-à-dire mon copain Tanguy et moi-même, passions notre temps à philosopher sur l’existence.
Je suis aujourd’hui convaincu que pour être au top dans n’importe quel domaine il faut combiner les deux.
Voici pourquoi :
Le cerveau a besoin de mouvement…
Si vous aimez l’activité intellectuelle, vous savez sûrement déjà que l’activité physique à un lien direct sur les performances cognitives.
Voici quelques raisons qui expliqueraient que le mouvement bénéficie au cerveau :
- Il génère une stimulation hormonale (adrénaline, dopamine, endorphine, sérotonine…).
- Il permet une meilleure circulation du sang et une oxygénation des tissus.
- Il aide à la création de nouvelles connections synaptiques.
…
Si vous êtes encore dubitatifs et ne jurez que par les « activités de l’esprit », je vous laisse lire cet article du Monde ou encore cette étude sur le lien entre le niveau physique et les capacités cognitives.
Petit plus pour les profs :
Comme vous le savez sûrement, il y a trois grands canaux d’apprentissage :
- Visuel (40 à 45 % de la population)
- Auditif (25 à 35% de la population)
- Kinesthésique (20 à 30 % de la population)
Si vous expliquez en parlant et en montrant, sachez que vous avez au moins un élève sur cinq qui a en plus besoin de bouger pour comprendre.
Dans votre classe de 30 élèves, 6 se balancent sur leur chaise ou jouent avec leurs stylos ? Evitez de les blâmer et offrez-leur plutôt une possibilité d’intégrer votre cours en mouvement. Pourquoi pas assis sur des swiss balls pour la théorie avec ensuite la possibilité de mettre l’apprentissage en pratique ?
(Si j’étais prof de philo, on parlerais de l’hédonisme autour d’un banquet de nourriture bien au chaud, et du stoïcisme autour d’une piste d’athlétisme sous la pluie en hiver !)

Le mouvement a besoin du cerveau…
Dans les gens que j’entraîne sportivement, que ce soit physiquement ou tactiquement, je constate que leur notion de mouvement est très souvent dépourvue de réflexion.
Il est donc dans mes priorités d’emmener une intentionnalité à l’action et une stratégie à l’effort.
Savoir pourquoi on fait les choses et où on va est la base de tout entraînement physique.
Si vous vous être entraîné et que vous n’avez pas de résultat ou pire, si votre corps n’est pas en meilleur forme ; ne cherchez pas :
C’est qu’il n’a pas jusqu’ici pas été associé à votre tête !
Il n’est jamais trop tard pour réconcilier les deux.
Vous avez besoin d’être performant intellectuellement, faites-vous accompagner pour booster vos performances cognitives grâce à une activité physique adaptée.
Vous avez besoin d’être performant physiquement, faites-vous accompagner dans la structuration de votre entraînement.

Vous aimez faire les deux en même temps ?
Il existe une pratique de haut niveau mêlant la boxe et le jeu d’échec : le Chess Boxing !
Sinon il y a la version plus soft que j’ai inventé : Le Ping-Dame…
Et vous, a quel point votre tête fonctionne-t-elle avec votre corps ?

Cet article a justement été écrit assis sur un fameux swiss ball… Après avoir emmené mes enfants à l’école en vélo !
My best is yet to come…