Ce matin, après une bonne nuit de sommeil et une séance de méditation, l’idée d’un nouveau projet jaillissait dans ma tête.
Accaparé par cette pensée toute fraîche qui commençait à me faire chauffer la boite crânienne, j’ai décidé d’aller faire un tour de vélo pour mettre tout ça au clair.
D’ailleurs, c’est justement pendant les tours de vélo que ma pensée s’éclaircie le plus.
Alors ce matin, j’ai anticipé en ouvrant même la page word qui allait recevoir les mots à mon retour.
Durant les premiers kilomètres j’étais accroché à cette nouvelle idée qui tournait en boucle dans ma tête. Un vrai projet innovant, hyper stimulant !
Au fur à mesure des coups de pédales, quelques idées nouvelles venaient agrémenter cette vision qui commençait à vraiment à prendre du sens (peut-être en serez-vous plus bientôt sur ce projet…).
Je suis arrivé à la pointe de Pen Bron. J’adore les pointes, ces avancées de terre dans l’océan… Je trouve qu’il s’y dégage une énergie particulière. Pas étonnant qu’un centre de soin y ai été construit à l’époque (voir Centre Marin de Pen Bron).
J’y ai donc respiré l’air marin à pleins poumons !
J’ai ensuite longé la digue en contemplant les étendues de sables découvertes par la marée.
Enfin, en remontant vers chez moi après une vingtaine de kilomètre, mes pensées se sont détaché de mon obsession du matin et de nouveaux points se sont mis à se connecter dans mon esprit…
J’ai pensé au fait que nous étions comme des vagues dans l’océan et que pour retrouver notre vrai pouvoir, petite vague que nous sommes, il fallait nous rappeler que nous étions aussi l’océan !
Si les endorphines font très certainement émerger mon côté poétique, derrière cette métaphore se cache pour moi une puissante leçon…
Notre éducation a élevé la pensée, l’intellect et la capacité d’analyse en priorité. Mais en vérité, ce n’est qu’un état de conscience, et en plus c’est loin d’être le plus productif. J’ai même le sentiment que nous surutilisons nos capacités d’analyse au détriment de notre instinct ou de mécanismes subconscients bien plus puissants.
Réfléchir n’emmène pas les nouvelles idées… Réfléchir ne connecte pas les points entre eux…
A l’inverse, les idées viennent pendant le sommeil, l’activité physique, ou encore d’autres état de consciences différents…
Attention je ne dénigre pas la réflexion, je suis même plutôt de ceux qui en font trop !
Mais voilà pour moi l’intérêt de la réflexion :
Elaborer des stratégies, des plans d’action… Et poser des questions !
Si on s’en sert pour le reste, on risque de tourner en rond et de surchauffer mentalement. Si la vague s’obstine à penser à elle en tant que vague, elle en vient à manquer d’énergie…
Et voilà où je veux en venir :
L’inspiration vient quand la vague que nous sommes oublie qu’elle est juste une petite vague et se rappelle qu’elle est en fait l’océan !
Si vous êtes un scientifique et que vous m’avez lu jusque-là, je vous donne le nom de ce phénomène en cadeau :
L’état dans lequel nous sommes le plus performant, autrement appelé la Zone ou état de Flow est corrélé à un ralentissement de l’activité de réflexion.
Les réponses viennent alors d’elles-mêmes… dans l’action comme dans la non-action.
Bref, au final une sortie bien productive qui me rappelle qu’un bon tour de vélo peut toujours faire émerger l’inspiration chez moi !!!
Et vous, comment vient votre inspiration ?
