L’autre jour, alors que j’accélérais le pas en déposant mes enfants à l’école, mon fils m’a posé cette puissante question :
« Papa, pourquoi on se presse ? »
Une simple question comme celle-ci est un appel à l’aventure pour moi !
Là où d’autres me considéreront comme extrême dans ma réflexion et choisiront (consciemment ou non) d’ignorer la question de leurs enfants pour continuer dans leur frénésie ; je préfère faire une pause et prendre le temps de considérer la question. Pour mon fils… Et surtout pour moi !
Voyez-vous, je pense que les enfants sont de puissants miroirs de nos comportements. La plupart du temps, nous ignorons leurs remarques pour s’en remettre à notre bonne vielle vérité.
Et pourtant… Et s’ils avaient une part de la vérité ?
Et si avec leur questions innocentes ils détenaient la clé de notre évolution ?
Pourquoi on se presse ?
Dans mon cas, ce jour-là, il se trouve que j’avais un rendez-vous professionnel après et que je me fais un point d’honneur à ne pas être en retard avec mes clients.
En fait j’étais large. D’ailleurs je suis souvent large. J’aime avoir du temps avant mes séances pour me conditionner à donner le meilleur de moi-même.
Et pourtant j’ai pressé mes enfants.
Pourquoi ?
J’ai eu peur de ne pas avoir assez de temps.
Si j’ai déjà fait du chemin pour régler cette problématique, la question de mon fils, m’invite à continuer.
Pourtant, à l’inverse de ce que j’entends souvent autour de moi, je n’ai pas l’impression d’être dans la course au quotidien. Courir pour moi est un entraînement. Parfois plaisant, parfois douloureux, ça reste un loisir que je choisi.
Donc en prenant le temps de répondre à la question de mon fils, voici la conclusion à laquelle j’en suis arrivé :
Je pense que si nous sommes pressé c’est que nous n’avons pas une bonne gestion du temps !
Pour nous aider, voici trois conseils que j’ai trouvé pour mieux gérer notre temps et être moins pressé :
#1 Laisser de l’espace entre les activités.
En voulant optimiser notre vie, nous aimons l’idée de ne pas perdre de temps. Du coup, nous aimons caler pleins d’activités à la suite dans notre agenda et dans celui de nos enfants.
Vous avez une heure de libre entre deux rendez-vous ? Peut-être aller vous subitement décider d’aller faire des courses, de passer des coups de téléphone pendant le trajet ou encore d’aller sur Instagram pendant que vous ferez la queue à la caisse…
Et ainsi l’emploi du temps est chargé pour ne pas perdre une minute. Les temps de trajet sont estimés au minimum et les temps morts sont consacrés à répondre aux messages sur toutes nos plateformes numériques.
Du coup on court tout le temps, à la grande incompréhension de nos enfants qui veulent vivre la vie sans être pressés comme des citrons.
Ma solution :
Je laisse des temps libres entre les activités.
Mais pour arriver à cela je dois…
#2 Accepter d’avoir des temps sans rien faire plutôt que de courir après le temps.
Avec des marges de temps entre chaque activité, j’ai du temps pour méditer, écrire, lire, réfléchir…
Pour moi c’est la différence fondamentale entre la vie dans le rush et la vie dans la sérénité.
Quand je respecte ces espaces entre les activités, ça me permet d’être calme et pleinement présent dans chaque activité.
Si j’ai été retardé, cela me donne une marge de sécurité pour ne pas être en retard.
Lorsque j’accompagne des gens en coaching, il est important que je puisse leur porter une pleine attention. C’est pourquoi je ne place pas les rendez-vous à la suite.
Mon conseil :
N’attendez pas le dernier moment pour partir à un rendez-vous. A l’inverse, allez-y le plus tôt possible et cultiver le temps libre pour vous recentrer.
Si j’arrive à respecter ça au niveau professionnel, j’ai encore du chemin à faire avec les amis et la famille. Récemment, à deux rendez-vous j’ai sous-estimé le temps de trajet et je suis arrivé en retard. Je dois encore progresser pour porter autant d’importance à chaque rendez-vous !
Pour arriver à « Prendre le temps », je trouve qu’il est important d’avoir l’intention de…
#3 Faire moins mais mieux.
Plusieurs coachs m’ont conseillé d’enchaîner les séances au même endroit pour maximiser les profits. Je ne fonctionne pas comme ça. Je ne considère pas les gens qui me sollicitent comme une série de corps que je vais faire bouger à la chaîne. Non, ils méritent que je leur consacre toute mon énergie et donc toute mon attention.
J’étale donc mes rendez-vous sur la semaine et j’en prends moins.
Je pourrais peut-être gagner plus… Mais à la place je choisi d’être meilleur.
Faire toujours plus ou gagner plus d’argent n’est pas ce qui me rend enthousiaste. Ce que j’aime vraiment c’est me pousser à être toujours meilleur. J’aime d’ailleurs prendre un temps pour analyser chaque séance en me demandant ce que je pourrais mieux faire la fois d’après.
Nous vivons dans une société où nous avons tout en abondance. Nos garages et nos greniers sont pleins. Nous pouvons remplir nos réfrigérateurs en un clic. Nous avons accès à un flux continue d’informations dont nos cerveaux débordent…
Nous avons tout… Sauf le temps !
A l’instar de la philosophie du mouvement Slow, je pense qu’il nous faut aujourd’hui privilégier la qualité à la quantité :
- Prendre le temps de développer son art.
- Prendre le temps d’apprécier les choses.
- Prendre le temps de partager des moments avec ses proches.
- Prendre du temps pour soi.
- Prendre le temps de vivre.
- Prendre le temps d’être…
Ma clé :
Choisir l’essentiel et éliminer le reste !
Notre vie est déterminée par la qualité des questions que l’on se pose (et les questions de nos enfants) …
Enfin, elle est la conséquence directe de nos choix !
Prendre le pouvoir sur sa vie c’est se poser les bonnes questions et faire nos choix en conséquence.
Courrez-vous par obligation ou par plaisir ?
Qu’est-ce qui est essentiel pour vous ?
Qu’est-ce qui mérite votre temps et votre énergie ?
