Comme beaucoup d’hommes, j’ai grandi en voulant devenir grand et fort !
J’ai vite compris que la génétique n’était pas de mon côté pour devenir grand…
Mais je pouvais encore devenir fort !
Enfant je jouais au chevalier, au cowboy, au militaire… Je me rêvais en guerrier imbattable.
Dès l’âge de 9 ans, la pratique du rugby, m’a donnée l’opportunité de m’endurcir un peu plus.
Puis adolescent, j’ai savouré les montées de testostérone tout en poussant mes premières barres de muscu. Sans aucun doute, j’étais en train de devenir un homme… Fort !
L’initiation…
A 18, je suis parti pour mon rite de passage :
Un an à travailler dans un port de pêche en Angleterre.
Si j’étais un petit qui entrait dans la cours des grands, rien ne me tenait plus à cœur que de me transformer rapidement pour devenir aussi fort qu’eux.
J’ai choisi le groupe où la culture était à celui qui serait le plus dur. Je travaillais dur de longues heures durant, je m’entraînais dur, je jouais au rugby à la dur et je finissais en buvant dur !
Je goûtais à mes premières conquêtes féminines et à mes premières vraies bagarres de cowboy en sortie de boîte.
Pour moi, j’étais devenu fort. J’étais devenu un homme, un vrai !

De retour en France, mon niveau de Rugby et ma force ne semblaient pas reconnus à leurs juste valeur. Refusant toute responsabilité concernant le fait que je sois sur le banc des remplaçants, j’ai fini par tourner le dos à la pratique.
Mes faiblesses ne devaient plus avoir aucune place de mon histoire. A la moindre révélation d’une potentielle fragilité, je me tournais à la place vers mes points forts.
Pour continuer de devenir encore plus fort, je me suis logiquement tourné vers les sports de force.
J’allais devenir vraiment fort !

Le tournant…
Un jour j’ai voulu tester ma rudesse.
J’ai eu la bonne idée d’aller lutter avec des combattants de jiu-jitsu Brésilien.
Le test a été révélateur :
Je me suis fait démolir !
Dans la voiture après j’ai pleuré… Comme un enfant.
Ma carapace venait d’être éclatée en même temps que mon Ego !
J’avais l’impression d’avoir été mis à nu.
Moi qui pensais être vraiment fort…
… Je réalisais en fait combien j’étais faible !
J’avais construit cette histoire dans ma tête qui venait d’être complètement démontée sur le tatami…
Jusqu’ici, ma mentalité figée sur mon talent innée m’avait fait fuir la responsabilité de mes échecs.
Cette fois c’était trop gros, il fallait que je change ma réponse.
Alors j’ai donné un type de réponse que je n’avais donné avant :
J’ai acheté un kimono, j’ai mis une ceinture blanche et je me suis pointé au premier entraînement. Puis au deuxième, puis au troisième…
J’ai commencé à refaire mon apprentissage un pas après l’autre.
Humilité, Courage, Remise en question, Discipline, Abnégation…

Une chaîne est aussi forte que son maillon le plus faible…
Beaucoup d’hommes veulent être forts.
Beaucoup ne prennent même pas la peine de s’entraîner pour ça. Un ou deux verres dans un bar suffit à leur donner l’illusion qu’ils le sont.
Pour continuer à se convaincre qu’on est fort, on parle… Beaucoup… Des fois trop.
Après pour sauver la face, on se construit une carapace de tortue ninja, bien dure.
Si la carapace peut faire illusion, on n’est jamais aussi loin d’être des guerriers…
Depuis la raclé que j’ai pris au Jiu-Jitsu, j’ai compris l’importance de confronter nos zones d’ombre. Plus que ça, j’ai pris goût particulier à exposer mes faiblesses.
J’ai compris que je ne serais jamais plus fort que mon point le plus faible.
Les claques de la vie sont devenues pour moi des opportunités d’apprendre. Les échecs des opportunités de grandir. L’adversité une opportunité d’évoluer.
C’est même devenu l’essence de ma méthode de développement :
Révéler nos faiblesses, pour mieux les renforcer.
Dit comme ça, ça peut faire peur… Mais évoluer demande toujours du courage !
Depuis que j’utilise cette méthode, les résultats sont au-delà de mes attentes et de celles de mes clients…
Seul petit point à noter :
Je n’ai en fait que des clientes. Et oui, j’entraîne essentiellement des femmes…
Ce n’est pas un choix, les hommes ne se présentent pas à moi, c’est tout…
Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment.
Mon mentor Ludovic Merlin parle d’une « crise de la masculinité ». Peut-être…
Ce que je sais c’est que j’ai la chance de pouvoir accompagner ces femmes qui me font confiance et m’inspirent de part leur engagement.
J’imagine qu’elle ont peut-être une plus grande capacité à dévoiler leur vulnérabilité et leur part d’ombre… Ce qui leur permet en retour de devenir plus fortes.
Et si c’était justement ces femmes courageuses qui avaient la clé pour devenir vraiment fort ?
Et si elle nous montraient le chemin pour devenir de meilleurs Hommes… ?

ATTENTION :
Gardez bien à l’esprit que je raconte seulement ici une histoire.
Libre à nous de choisir les histoires que nous nous racontons et celles qui nous donnent vraiment du pouvoir sur nos vies…