3 étapes pour construire la citadelle intérieur…

Juin 2021

Je suis en train de traverser la Bretagne en triathlon.

J’ai posé le vélo et je cours depuis quelques heures vers mon objectif final :

Le Mont St Michel !

Je ne suis pas triathlète ni athlète de longue distance. Pourtant l’épreuve se déroule jusqu’ici sans trop de difficulté. Je m’étais préparer pour.

Sans m’en rendre compte, j’entre dans le fameux « mur » du marathon

Oui mais voilà, en plus des 30 km de course, j’ai 3,6 km de nage dans les bras et 195 km de vélo sous la pluie à mon compteur !

Un grain de sable me fait dérailler.

Mes pensées s’emballent et deviennent très sombres. Mon corps réagi en se vidant d’énergie.

La seule expérience à laquelle je pourrais me référer est un bad trip au cannabis vécu quand j’étais plus jeune et que je n’avais alors aucune idée de ce qu’était la maîtrise de soi. Rien de très inspirant…

Je suis dans l’abysse de mon aventure.

Pour naviguer dans cette zone d’ombre, j’ai malgré tout un ancrage :

J’étais justement venu chercher cette zone d’ombre…

Je m’y étais préparé…

Je m’était déjà programmé pour en sortir gagnant !

Ce que je ne savais pas alors, c’est que j’était un train de poser les bases de ma citadelle intérieure !

Voici les bases de cette citadelle :

#1 Comprendre que je ne suis pas mes pensées (L’attention)

En fait l’expérience du bad trip au cannabis m’a peut être été utile si je l’associe aux heures de méditation que j’ai cumulé depuis des années.

Lors de cet incident, j’avais littéralement perdu le contrôle de mes pensées. Une partie de moi ne pouvait que les observer tellement elles allaient vite. Une autre partie était dans une angoisse profonde liée à une sensation de folie…

Une nouvelle fois, dans ce moment d’adversité du BAY 2 BAY, j’observe un flot de pensées négatives.

J’ai compris avec le temps que je ne n’étais pas ces pensées.

Par contre je peux choisir les pensées sur lesquelles je m’accroche (c’est l’observateur qui parle ici…).

#2 Choisir l’histoire que je me raconte (L’intention)

Une fois que nous avons pris conscience que nous ne sommes pas nos pensées, nous libérons une page blanche.

Sur cette page blanche, j’écris l’histoire qui m’inspire le plus, celle qui a le plus de sens.

L’histoire positive est choisie :

J’ai négocié un break avec les pensées négatives en les acceptant tout en les renvoyant à plus tard. Un petit tour de passe-passe mental qui a au moins le mérite de me donner un peu de répit…

Pour l’instant j’ai une mission à finir.

Rien ne va m’arrêter !

#3 Apprivoiser l’inconfort (La voie)

« Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux mais en plongeant dans l’obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire. »

-Carl Gustav Jung-

Pour construire une citadelle intérieur solide, il faut développer les fondations en profondeur.

C’est très inconfortable et c’est pourquoi beaucoup de gens préfèrent vivre en surface.

Je préfère l’inconfort de construire l’édifice qui me rend chaque jour plus fort que celui d’être malmené constamment à chaque coup de vent de la vie.

Apprendre à être confortable dans l’inconfort est finalement la base de toute citadelle intérieur imprenable !

Finalement… Le sens…

Pour moi l’idée n’est pas de radoter sur le fait que j’ai traversé la Bretagne en Triathlon.

Ca pourrait renforcer l’histoire du personnage de Charles Bodard mais je ne ressens plus d’appelle dans ce sens.

Mon appelle est plutôt de continuer d’évoluer…

Pour cela je trouve plus simple de voyager léger (j’évite maintenant de porter trop de bagages inutiles et encombrantes).

Mais quel est finalement le sens de tout ça ?

Si le sens que nous donnons aux choses n’est qu’une histoire parmi d’autres, j’aime l’idée que le sens de nos vies (et de leur construction) à pour finalité de servir en retour.

Si je construit aujourd’hui cette citadelle intérieur c’est finalement parce que je pense qu’elle est un chemin de croissance, de paix et de sérénité. Et c’est cela que je suis appelé transmettre !

Mon appelle c’est de pratiquer le chemin, de défricher la route, de montrer l’exemple, d’ouvrir la voie…

Pour ensuite pouvoir emmener les gens à s’aventurer avec moi…

Evoluer pour contribuer, voilà ma voie !

Et vous, construisez-vous aussi une citadelle intérieur ?

Quelles en sont les bases ?

Pourquoi le faites vous ?

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