Vous l’avez peut-être vu, lorsque j’ai publié l’article précédent, je l’ai agrémenté d’une belle série de fautes d’orthographe autour du mot « familiale ».
Comme je parlais de l’équilibre, le mot ne prenait malheureusement pas de « e » à la fin.
Fait intéressant :
Le fameux « équilibre familiale » se trouvait également dans le titre de l’article ! C’était donc très gênant…
Vous noterez que j’aborde ça comme un « fait intéressant ». Pour moi ce nouvel accroc à notre langue française m’invitait à évoluer…
Voyez-vous, j’aime m’exprimer à l’écrit et que j’ambitionne d’écrire un livre un jour.
Il est donc temps pour moi de traiter ce maillon faible !
Si mes textes peuvent donner une image de force et de confiance en soi, j’ai évidemment de nombreuses faiblesses comme la plupart des gens.
Le truc c’est que je les accepte plus facilement aujourd’hui et j’essaye de les traiter en priorité.
Voici comment je traite mes points faibles :
Le premier truc à faire avec ses faiblesses…
Ne pas s’en cacher, elles finiront de toute façon par nous limiter.
Et puis comme je dis souvent :
« A l’image d’une chaîne, nous sommes seulement aussi fort que notre maillon le plus faible ! »
En affichant ouvertement mes faiblesses orthographiques, j’ai été surpris du nombre de messages de soutien que j’ai reçu !
Apparemment je ne suis pas le seul à faire face à cette problématique.
Ma faiblesse en orthographe date de toujours (forcement, elle n’est pas arrivée avec le temps…).
A l’époque, la vielle école m’a conseillé de faire des dictées. Alors j’ai fait des dictées avec mon grand-père, version old school.
Ça ne m’a pas rendu meilleur…
Du coup pour faire moins de fautes, je n’écrivais plus les mots pour lesquels je n’étais pas sûr de l’orthographe. Mes rédactions prenaient malheureusement un sens différent de ce que je voulais exprimer…
La nouvelle école (ma mère) m’a conseillé plus souplement de lire plus de livres.
Alors je me suis mis à lire… Beaucoup !
Je fais pourtant toujours des fautes… Beaucoup… En tout cas trop à mon goût.
Je le reconnais. C’est le premier pas !
Comprendre pourquoi…
L’orthographe de la langue française comprend tellement d’exceptions et de non-sens que son apprentissage relève du par cœur.
Or comme je l’ai expliqué dans l’article sur ma méthode d’apprentissage, je ne fonctionne pas avec le par cœur.
A l’inverse j’ai besoin de donner du sens à tout ce que j’apprends.
Par exemple : pourquoi le mot « tranquille » à deux L ? Ça n’a pas de sens pour moi…
La deuxième chose est que si j’aime avoir une vision globale et mettre les choses en perspectives, je suis beaucoup moins attentif aux détails… Donc je laisse passer des petites étourderies…
Ces explications ont du sens pour moi. Malheureusement elles ne me font pas avancer.
Vous aurez surement reconnu ce qui se cache derrière :
Les bonnes vieilles excuses !
Les excuses sonnent toujours mieux dans la bouche de celui qui les prononce, mais elles ne nous font jamais progresser…
Donc pour évoluer, ce dont j’ai plutôt besoin ce sont…
Les solutions…
Réformer la langue Française !
Efficace ! Mais hors de mon pouvoir… Donc inintéressant.
Quand les choses ne nous réussissent pas, on aime se dire que c’est injuste et que cela devrait être différent.
C’est de l’énergie dépensée inutilement pour faire du sur place.
L’orthographe est comme ça et je n’ai pas le pouvoir de le changer. Je dois l’accepter.
Ensuite je dois m’adapter pour évoluer.
C’est juste que je n’ai pas encore trouvé la bonne solution…
Les vraies solutions…
Des personnes m’ont proposé d’autres solutions sympas :
M’exprimer d’une autre manière que par écrit.
Malheureusement j’ai vraiment envie de m’exprimer par écrit et de faire moins de fautes. Cette solution serait pour moi une fuite qui engendrerait de la frustration.
J’ai été déjà trop frustré de devoir changer les mots de mes rédactions pour avoir de moins mauvaises notes en expression écrite.
Je veux désormais pouvoir dire ce que j’ai à dire… Par écrit !
M’en foutre.
Désolé je ne peux pas. J’aime lire de beaux textes et je veux que les miens soient aussi propres !
Pour moi l’écrivain crédible doit chercher la perfection dans le domaine de l’orthographe (même si la perfection est une notion dangereuse).
Je dois donc affronter ce put**n de mur de l’orthographe comme un adversaire digne de ce nom !
Utiliser un logiciel de correction spécial.
Si j’aime que la technologie me permette de développer mon rendement, je ne souhaite pas non plus donner trop de pouvoir à l’outil.
Tout ce que les machines font à notre place nous enlève en retour nos capacités.
La voiture nous a enlevé notre capacité de nous déplacer. Le GPS notre capacité de nous orienter. Le chauffage notre capacité de nous thermoréguler…
Je ne veux pas d’une machine qui soit bonne en orthographe à ma place.
Je veux le superpouvoir en moi et non à l’extérieur de moi !
Vous vous rappelez Voldermort et les Horcruxes dans l’article précédant… Trop dangereux.
Ma solution
En fait, je ne crois pas à la solution miracle.
Par contre je crois à la progression pas à pas.
Je vais donc continuer de faire plus attention. De me relire plus.
S’il vous plait, si vous voyez des fautes, ne les laissez pas passer, dites-le-moi.
J’en prendrais note et je corrigerai encore et encore et encore.
C’est comme ça que j’apprendrai… Après tout, ça reste du par cœur ce truc.
Mon avantage
Si le système scolaire nous a conditionné à redouter la moindre erreur au point que nous en tremblions encore de peur, j’ai finalement décider de prendre la responsabilité de mon apprentissage. J’ai donc appris à dépasser cette peur de l’erreur.
Non, je n’ai plus peur de me tromper et Oui il n’y a pas d’âge pour apprendre et pour progresser !
A ce sujet, j’ai une petite histoire :
Lorsque j’ai commencé le Rugby à 9 ans, j’avais peur de plaquer.
Chaque éducateur nous disait : « Quand même, à votre âge vous devriez savoir plaquer ».
Plus on montait de catégorie plus c’était évident que nous « devions savoir plaquer ».
Ce qui ne savaient pas plaquer se cachaient alors derrière les regroupements ou sur les ailes. Vu qu’ils « devaient savoir plaquer », ils n’allaient pas risquer de faire mentir leur éducateur.
Et puis un jour je me suis avoué que j’avais peur et j’ai décidé de me lancer dans ma première paire de jambe. Si j’ai surmonté ma peur, je n’ai jamais vraiment su comment faire un bon plaquage.
La vérité c’est que la plupart des éducateurs ne savaient pas non plus. Ils se cachaient donc derrière le fait que nous devions savoir plaquer, sans jamais nous apprendre comment faire.
Le vrai courage dans l’histoire n’est pas d’aller s’assommer dans des paires de genoux comme un kamikaze. Le vrai courage c’est de dire :
« Ok, je ne sais pas plaquer. »
« Ok, je ne suis pas un coach parfait. »
« Ok, je ne suis pas encore en maîtrise de l’orthographe. »
« Ok, je fais des erreurs en tant que parent. »
« Ok, je n’ai pas toujours la maîtrise de moi-même. »
« Ok, j’ai parfois ou même souvent tort. » »
…
« Et tant mieux parce que j’ai envie de continuer à apprendre et à progresser…
Quel que soit mon niveau et quel que soit mon âge ! »
N’ayons plus peur de reconnaître nos faiblesses, car c’est seulement en les traitant que nous serons moins faillibles !
Et vous, quels sont vos points faibles ?
