Tirer le meilleur du pessimisme et de l’optimisme…

« Le pessimiste se plaint du vent, l’optimiste se dit que le vent va changer, le réaliste ajuste les voiles. » -William Arthur Ward-

Dans l’approche des situations de notre vie, et notamment dans la phase d’anticipation des évènements, trois types de dialogues intérieurs peuvent se révéler en nous :

Le pessimiste qui nous dit que cela va mal se passer quoi qu’il arrive.

L’optimiste qui nous dit que tout va bien se passer quoi qu’il arrive.

Le réaliste qui nous dit qu’il va se passer ce qu’il va se passer et qu’il nous faut être prêt à nous adapter.

Le dialogue pessimiste…

Si vous vous doutez surement que le premier type de dialogue ne résonne pas en moi, comme tout le monde, je suis amené à croiser la route de gens pessimistes.

Bien que j’évite de passer trop de temps en compagnie des pessimistes, j’aime cependant les entendre dire que mes projets ne sont pas réalisables…

Ça donne un peu plus d’intérêt à mes défis !  

Mais vous le savez sûrement, en étant seulement pessimiste impossible d’aller très loin.

Cependant nous verrons que la réflexion pessimiste peut tout de même avoir son intérêt…

Le dialogue optimiste…

Si le tempérament optimiste est beaucoup plus subtile, il n’en est pas moins dangereux…

L’optimisme est intéressant dans le sens où il nous encourage à adopter une vision positive de la vie. Cela nous permet de nous détendre et d’éviter les tensions parasites à l’approche des évènements.

Là où cette attitude est dangereuse, c’est que lorsqu’on se dit que tout va bien se passer, si finalement ça ne se passe pas comme prévu, on peut chuter de haut…

Récemment un ami optimiste m’a dit que j’allais réussir à aller au bout du Projet Argoat.

Je le remercie pour son état d’esprit positif et sa confiance en mes capacités !

Si je suis moi-même positif avec une bonne confiance en mes propres capacités, je ne suis plus aussi optimiste que lui.

Aujourd’hui, je suis bien plus prudent…

Je suis devenu un réaliste !

Qu’est-ce que le réalisme ?

La réalité concernant le Projet Argoat comme tout autre projet c’est que je ne suis pas maître de l’issue.

Je suis maître de ma préparation et de mon attitude face à l’obstacle mais je ne contrôle pas les évènements extérieurs.

Les expériences de la vie m’ont appris à prendre conscience de cela.

Par exemple, lors du projet Porteurs d’Arbre, je pouvais faire de mon mieux pour aller jusqu’à La Turballe et planter l’arbre…

En revanche, je n’avais aucun contrôle sur le fait que les enfants hospitalisés puissent revivre le voyage de l’arbre grâce au casques de réalité virtuel que le projet avait financé.

Dans un premier temps, j’ai eu du mal à accepter que les casques n’arrivent pas aux enfants.

Ensuite cela m’a permis de faire évoluer mon approche des projets en me recentrant sur ce que je pouvais contrôler.

Concernant le Projet Argoat, je sais que je ferais tout pour arriver au bout. Cependant je ne suis pas à l’abris d’une casse matérielle ou physique.

Ce que je sais c’est que je ferais de mon mieux quoi qu’il arrive.

Le but de ma préparation est justement de monter le niveau de « mon mieux ».

Pour cela, la philosophie stoïcienne nous propose une méthode bien spécifique  :

Le Praemeditatio Malorum où quand le pessimisme revient momentanément en jeu…

« Imagine le pire tu ne seras jamais déçu ! »

L’idée d’imaginer les potentiels coup du sort n’est pas de se plomber le moral pour rester dans le trou du pessimisme…

Non, l’idée est au contraire de se préparer encore mieux !

Lorsque nous avons fait notre premier briefing avec Simon et Seb (mes futurs coéquipiers pour le GR 37), nous nous sommes demandés ce qui pourrait arrêter notre aventure.

J’ai envisagé la blessure physique et j’ai déterminé un protocole pour que le groupe puisse continuer si l’un de nous devait abandonner.

Nous n’avons même pas parlé des crevaisons car nous aurons bien évidement des chambres à air de secours.

En revanche, Seb a imaginé un cassage de chaîne. Je n’y avais pas pensé.

Depuis, j’ai donc acheté une chaîne de secours et j’ai appris comment la remplacer.

Je sais que sur 1500 km et 15000 de D+, tout n’ira parfaitement comme je veux. Mais plus j’anticipe ce qui pourrait aller mal, plus je me donne des chances de bien me préparer et de réussir.

Sur 3 semaines de voyages au cœur de la Bretagne, la pluie est bien évidemment anticipée !

En nouveau réaliste que je suis, j’ai appris à accepter que je n’étais pas maître de l’issue.

En contrepartie, je me suis entraîné à renforcer ma détermination pour surmonter le plus d’épreuves possibles.

En conclusion :

Est-ce que le défi est impossible ?

Bien sûr que non !

Est-ce que je vais réussir à coup sûr ?

Non plus. C’est d’ailleurs ça qui rend le défi intéressant.

Comment puis-je me donner les meilleures chances de réussir ?

En me préparant au mieux physiquement, mentalement, émotionnellement, techniquement…

Et enfin, en gardant mon attention sur ce la seule chose que je peux vraiment contrôler :

Mon attitude à chaque instant !

Réaliste et positif avec Joël mon nouvel ami qui m’appris à changer ma chaîne de vélo !

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