5 ingrédients pour générer l’adversité positive…

Est-ce qu’il va pleuvoir ?

J’espère qu’il ne va pleuvoir !

Vraiment pas de chance s’il pleuvait…

Il est 6h30, je suis confortablement assis dans mon canapé en contemplant la pluie qui arrose mon heureux jardin.

Je suis à quelques jours d’attaquer un parcours de plus de 400 km dans les forêts bretonnes et la pluie au dehors a déclenchée cette série de pensées dans ma tête.

Heureusement, l’observateur vigilent en moi a pris conscience de ce qui était en train de se passer et coupe court à ce dialogue intérieur improductif.

L’attention est alors dirigée vers de nouvelles pensées :

« Espérer une météo favorable est de l’énergie perdue inutilement !

Tu ne contrôle pas la météo. Tu es prêt pour la pluie. Il arrivera ce qu’il arrivera !!

Concentre-toi sur ce que tu contrôle uniquement !!! »

En parlant de contrôle justement, je pense qu’il est même illusoire de chercher à contrôler les pensées qui traversent qui notre esprit.

En revanche, je pense qu’en étant suffisamment conscient de notre attention, nous pouvons choisir celles auxquelles nous accordons de l’importance…

Sachant cela, je recherche malgré tout aujourd’hui les situations d’adversité qui vont me pousser dans mes retranchements.

Tout le jeu sera alors de faire en sorte de rester maître de mon attention. Vigilant aux pensées et aux émotions négatives pour évoluer dans la maîtrise de mon attitude.

Pour cela, j’utilise des conditions de jeu bien particulières…

Voici 5 ingrédients qui m’aident à créer ces conditions :

Les éléments

J’aime les éléments car ils participent à un type d’expérience sensorielle qui me fait me sentir pleinement vivant.

En terme d’adversité, leur côté imprévisible me pousse à rester présent.

Leur côté incontrôlable me pousse à accepter ce qui est.

Bay 2 Bay : presque 200 km de vélo sous la pluie avant un marathon dans la boue… Autant en sourire !

Les milieux naturels

En plus d’être émerveillé par leur beauté, j’aime leurs natures changeantes.

Le changement est véritablement la seule constante dans la vie.

Pratiquer les milieux naturels me rappelle cela tout en me poussant à m’adapter constamment pour évoluer.

Porteurs d’Arbre : Malmenés par l’océan… C’est la vie !

La solitude

L’expérience intérieure authentique se pratique seul.

A plusieurs l’intérêt est dans le partage d’une expérience.

Seul, l’intérêt est dans la relation à soi-même.

Si j’ai besoin d’un équilibre entre les deux, c’est d’abord en me confrontant seul aux épreuves que je peux ensuite transmettre et partager au mieux.

Seul en forêt… Photo prise avec le retardateur donc…

Le défi

Toute forme d’adversité passe par une sortie de notre zone de confort.

En me confrontant à quelque chose que je n’ai jamais réalisé, j’accède à la part d’inconnu qui représente le stade suivant de mon évolution.

Un bon challenge doit être enthousiasmant tout en générant la petite dose de peur qui devra être dépassée.

Projet Argoat : 3 GR sur 1500 km en dormant dans la forêt… Un peu flippant… Parfait !

L’engagement

Il me permet d’éviter la fuite et me pousse à me dépasser.

C’est notamment une des raisons qui me poussent à partager mes projets publiquement :

Me lier à mon engagement rend alors l’abandon ou la fuite beaucoup plus compliqué…

Projet Argoat : compliqué de s’échapper… Tant mieux !

Allez je vous laisse…

Le moment est venu pour moi de me préparer à partir !

On se retrouve après la première étape du Projet Argoat, le GR 39

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