I have a dream…
Des arbres partout !
Des grandes forêts primaires de nouveau…
Des forêt comestibles…
Des corridors de forêt pour voyager en VTT…
…

Le constat
En me mettant à planter des arbres, passé la reforestation de mon jardin, je me suis vite confronté à un problème de base :
« Où les planter ? »
Planter des arbres est une belle mouvance dans l’air du temps, mais très vite se présente le problème de l’espace.
Alors oui, « nous sommes beaucoup sur terre et les politiques n’avancent pas aussi vite que la destruction notre environnement et le modèle industriel ravage plus que jamais la planète… et blablabla et blablabla… »
Mais pour moi, me focaliser sur ces mauvaises nouvelles représente une perte d’énergie !
Pourquoi ?
Parce que c’est hors de mon contrôle.
Dans les faits cités au-dessus, je suis seulement responsable du nombre d’enfants que je fais, du bulletin de vote que je mets dans l’urne et d’où je dépense mon argent !
Le reste revient à vouloir changer l’autre. Or la seule chose que je peux réellement faire est d’être le changement que je veux voir dans le monde. C’est mon seul pouvoir réel !
Revenons à l’espace justement…
En réfléchissant, je me suis rendu compte que je prenais en fait un peu plus d’espace que ma simple tendance au Manspreading (écartement des jambes chez les hommes en position assise).
Voici des exemples de l’espace dont je peux avoir besoin en réalité :
- Ma maison prend un espace. Nous avons bien pensé à végétaliser notre toit, mais les surcoûts en terme de structure bois nous en ont dissuadé (et puis on aurait dû couper un ou deux arbres en plus…).
- Mes voitures prennent de l’espace… Ainsi que les places de parking qui leurs sont réservées en dehors de chez nous comme au supermarché par exemple. On a bien pensé à en vendre une mais personne n’en voulait (on va juste la finir du coup).
- Ma nourriture prend plus de place que les gentils petits bacs de culture que j’ai mis dans mon jardin…
- Tout ce que je consomme nécessite des tas d’infrastructures pour être produit, puis enfouit sous terre une fois jeté…
- …
Bref je suis loin d’être parfait et tant mieux, ça me donne une marge de progrès !
Revenons aux forêts maintenant…
Au-delà de l’urbanisation, le vrai destructeur de la forêt est l’agriculture. La déforestation de la forêt amazonienne (qui me donne envie de pleurer) n’a pas lieu pour construire des skateparks pour les petits brésiliens… Non c’est pour créer des cultures et des élevages !
Ces cultures ont essentiellement pour but de nourrir les animaux qui me nourrirons ensuite.
Donc à chaque bon bout de barbaque que je m’envoie, je mobilise une surface plus importante de culture sur la surface terrestre… Prise sur un potentiel espace forestier !
Si vous n’y aviez jamais pensé, la prochaine fois que vous passerez devant des étendues de champs de maïs (copieusement arrosés), demandez-vous combien de maïs vous mangez par an…
Au final planter 3 arbres dans mon jardin c’est bien ! Mais ça représente peu de chose si, au-delà de mon regard, on doit en abattre 100 pour libérer de l’espace pour mon garde-manger…

Dernier constat :
Les constats sans action ne servent à rien…
Le challenge
Pour moi la vie est un jeu et j’ai décidé d’être le joueur plutôt que le pion.
Pour rester enthousiaste, j’aime créer les défis qui vont me faire évoluer.
Mon challenge pour le mois de Juillet sera donc de ne pas manger de viande (ni de poisson).
Certains initiés me diront que c’est facile… Ca ne l’ai pas pour moi !
En effet, j’aime mon bon morceau de viande au barbecue.
Si je n’ai pas prévu de planter des arbres durant le Projet Argoat (dans lequel je traverse les forêts bretonnes en VTT), au moins je vais réduire mon impact en parallèle !
Pour augmenter mes chances de réussir, j’affiche le défi ouvertement… Ça devient tout de suite plus compliqué de m’échapper (La raison principale de l’article en fait !).

La morale
Justement il n’y en a pas.
Je ne veux en aucun cas donner des leçons. Même si j’étais parfait je ne le ferais pas.
Je valorise énormément la liberté et je pense que chacun doit être libre d’agir en son âme et conscience.
Et l’écologie dans tout ça ?
Pour moi la solution environnementale est en nous (comme toutes les solutions).
En cherchant ailleurs on se perd.
Je crois que les désordres dans le monde sont le reflet de nos désordres intérieurs.
La paix démarre en nous-même. La maîtrise également.
Alors que faire ?
Je crois en revanche au pouvoir de l’exemple.
Je veux être celui qui fait ce qu’il dit. S’il y a un décalage entre mes paroles et mes actions, je veux pouvoir le reconnaître et tenter de m’améliorer.
Pour citer Gandhi de nouveau :
« Soit le changement que tu veux voir dans le monde ! »
C’est finalement la seule chose sur laquelle j’ai réellement du pouvoir…
Mon attitude en ce moment !

Un avis sur « Véjuillet Challenge… »