L’appel de l’argoat épisode 2 : Le coeur de la Bretagne…

L’aventure a démarré à quatre.

Elle s’est ensuite poursuivie à trois.

Elle va maintenant continuer à deux…

4ème jour

Au matin du 4ème jour, Pierre file vers Loudéac pour prendre son train.

Nous aurions aimé faire un bout de chemin avec lui mais nous effectuons un faux départ. Le pneu de Seb est à plat !

On se lance alors dans un atelier de réparation de chambre à air au bord du canal.

Faux départ… Une réparation s’impose !

Nous roulons ensuite jusqu’à Pontivy pour prendre des chambres à air neuves et nous ravitailler.

Pour moins perdre de temps, nous réunissons toutes les tâches en un bloc (le fameux « batching »). Nous en profitons pour faire les courses du jour et bruncher directement au bord du canal.

Spot parfait pour un brunch à l’ombre !

Nous quittons Pontivy fin prêt à plonger au cœur de la Bretagne !

Le soleil est de plomb et la sueur dégoulinante semble nous coller à la route.

D’instinct Seb se dirige vers une maison à la porte ouverte…

Sans le savoir, nous entrons alors dans le bar historique de Tata Yoyo.

Elle nous accueille à bras ouvert en nous servant gracieusement le café, de l’eau et des glaçons.

Tata Yoyo, prends soin des cyclistes. Après tout, la « petite reine » est la religion dominante en centre Bretagne !

Café dans le bar historique de Tata Yoyo à Cléguerec.

Reboostés à bloc, nous filons alors vers la forêt de Quenecan.

Je décide de viser directement le sommet. Prix d’un excès de détermination je fais le choix d’aller tout droit en traversant les herbes.

Seb suit sans broncher.

Nous luttons pour faire grimper nos vélos dans la forêt.

Harassés, nous débouchons enfin sur le chemin de la crête.

Comme le hasard fait bien les choses, nous découvrons que nous sommes également sur un chemin de croix…

La suite sera plus heureuse pour nous : Nous finissons récompensés par une grande descente qui plonge dans le lac de Guerledan !

La baignade est salutaire !

Rafraichis, nous repartons sur le chemin hardu qui longe le lac.

La difficulté du parcours est équilibrée par la beauté du paysage.

Nous reprenons ensuite le Blavet et le canal de Nantes à Brest.

Les long kilomètres sont ponctués par une pause glace et une pause bières. 

Enfin nous nous frayons de nouveau un chemin pour entrer dans les bois à la rechercher d’un endroit où passer la nuit.

Après avoir goûté à la baignade, nous avons décidé qu’il nous fallait absolument un bain du soir.

Nous allons le trouver dans un petit ruisseau qui longe un moulin.

Nous posons notre camp sur la colline qui le surplombe.

5ème jour

Pour échapper à la chaleur, nous décidons de partir plus tôt le matin.

Nous roulons bien.

En début d’après-midi nous trouvons une rivière pour faire une pause et rincer nos vêtements.

Et au milieu coule une rivière… Seb y fait sa lessive !

Je me repose dans mon hamac et Seb se perche dans un arbre… Nous sommes en train de devenir vraiment sauvages !

Nous revenons à la civilisation en traversant Carhaix. Par chance, la ville est encore calme. Le déchaînement de la foule est prévu le lendemain avec la réouverture du festival des Vieilles Charrues. Nous passons tranquillement devant les énormes installations qui se préparent à la furia. Le timing est impeccable. A une journée près nous ne passions pas !

Nous partons ensuite vers le cœur de l’Argoat :

La forêt de Huelgoat !

Nous commençons par explorer l’ancien site minier à l’est de la forêt…

Nous traversons ensuite la zone de la Bretagne qui ressemble le plus à une forêt primaire…

Nous explorons une gorge dans laquelle nous trouvons d’incroyables piscines naturelles…

Nous remontons sur les crêtes pour prendre de la hauteur…

Nous descendons enfin vers le chaos du ménage de la vierge…

Le lieu est magique, nous avons trouvé notre endroit pour la nuit.

Aux dernières lueurs du jour, nous sommes encore en train de l’explorer. Le site est désert et nous en profitons allègrement.

Nous sautons de bloc en bloc et descendons dans les cavités.

Nous finissons même par nous challenger de remonter l’intégralité du chaos de bloc en bloc !

Cette journée d’exploration nous régénère.

6ème jour

Nous sommes de nouveau partis tôt.

Nous attaquons les chemins avec vigeur.

En franchissant un pont Gallo-Romain, je crève de nouveau !

Forcé de m’arrêter, je découvre par hasard l’ironie du sort… Mon pneu a éclaté sur la pierre centrale… Qui se trouve être une ancienne pierre tombale !

Une fois la réparation terminée, nous fonçons vers les Monts d’Arrée.

A défaut d’être les meilleurs cyclistes de Bretagne, aujourd’hui nous allons être les plus hauts !

Nous atteignons enfin le Roc’h Ruz. Nous portons nos vélos en triomphe…

Nous sommes au sommet de la Bretagne ! 

Le manque d’oxygène est plus dû au port de nos vélos qu’à l’altitude… Nous sommes seulement à 385m ! 

Ensuite nous longeons la crête de Roc’h en Roc’h…

Roc’h Trevezel…

Tuken Kador…

Et la montagne St Michel pour finir.

Nous filons ensuite vers la côte.

Après un dernier atelier réparation de chambre à air dans un ruisseau du Faou, nous traversons l’Aune pour entrer dans la presqu’île de Crozon et préparer l’épreuve finale.

Nous voulons finir en force et en beauté… Nous n’allons pas être déçu !

La suite très bientôt dans le dernier article de la série…

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