Projet Argoat : Etape finale…

Samedi 13 Août prochain, je me lancerais comme prévu dans ma troisième et dernière traversée de la Bretagne en VTT…

Une traversée finale d’Est en Ouest pour revenir jusque chez moi en suivant le GR38 !

Topographie de l’épreuve

Le GR38 relie Douarnenez (29) à Redon (56) par le Finistère sud et le centre Morbihan.

Le GR38 compte 358 km pour 4600 m de dénivelé positif.

Comme j’ai déjà parcouru Douarnenez – Quimper en rentrant du GR37, je repartirais de Quimper.

Et comme il faudra bien que je rentre de Redon, l’étape se finira pour moi à La Turballe.

Je compte en profiter pour vivre le même tour d’humilité qu’a vécu Seb au retour du GR37 : Un bon vieux Redon – La Turballe… Via St Dolay !

Ce dernier volet du Projet Argoat (commencé à La Turballe en mai dernier) sera donc en fait une itinérance entre Quimper et La Turballe (pour boucler la boucle) en suivant le GR38.

Le départ du projet pour la première étape du GR39 en solitaire en mai dernier.

Le sens de l’épreuve…

Je suis obsédé par deux choses :

  • Donner du sens à toutes mes expériences.
  • Faire toujours mieux et toujours plus.

Après l’expérience transformative du GR37 en équipe, il a été compliqué d’imaginer comment je pouvait faire mieux…

8 jours et 7 nuits d’itinérance en passant dans les plus beaux endroits de la Bretagne intérieure… Le tout dans une sorte de joyeux EVG avec mes amis aventuriers !

Quoi de mieux ?

Et puis quel sens donner à ce dernier GR au delà de juste faire une boucle ?

Ayant néanmoins très envie d’aller au bout de mon projet, il me fallait absolument une nouvelle histoire chargée de sens… Une histoire qui réveille en moi les ressources d’enthousiasme nécessaires à relancer la dynamique pour ces 350 derniers kilomètres en solitaire…

Puis j’ai trouvé :

L’épreuve va être un test final combinant mes apprentissages des 2 dernières années d’itinérantes à vélo… Toujours en repoussant de nouvelles limites !

Il y a un an, j’apprenais à voyager sans argent…

Le défi

Si le parcours se rapproche de la première épreuve du GR39, je vais y apporter une évolution majeur :

Je compte voyager en autonomie alimentaire (autrement dit sans argent !)

Je vais juste prendre un billet de 20€ en sécurité (et surtout pour rassurer mes proches), mais mon but sera bien évidement de ne pas l’utiliser.

Si cela ressemble aux conditions du parcours que j’avais effectué avec Nico l’été dernier entre Fouras et La Turballe (350 km sans argent et sans nourriture), voici les différences majeurs :

  • Je serais seul.
  • Je serais sur un GR avec plus de 4500 m de dénivelé positif.
  • Je devrais prévoir 3 jours de nourriture à l’avance.

J’aurais besoin d’emporter environ 10000 kcal (d’après une estimation basée sur l’étape 1). Si la nourriture venait à prendre trop de place, je sacrifierais du matériel pour voyager plus léger… J’ai déjà envisagé l’option de laisser mon hamac et des vêtements de côté pour dormir à même le sol… et moins vêtu !

J’ai déjà dormi dans les plus belles forêts bretonnes (Broceliande, Huelgoat, St Aubin du Cormier…)… Maintenant je vais réduire l’aspect campement et intensifier l’effort physique.

J’aimerai être plus à l’aise avec le fait de dormir à même le sol comme ici avec Seb en haut du Menez Hom…

Pourquoi l’autonomie alimentaire ?

Dans mon évolution, j’ai désormais envie de mieux comprendre mes besoins énergétiques et de voir si je peux voyager en transportant l’énérgie qui alimentera le déplacement…

Je suis également toujours très attiré par le fait de ne pas dépendre de l’argent pour avancer…

Pourquoi sans argent ?

Tout d’abord pour montrer que le manque d’argent n’est pas un frein pour vivre de belles expériences… Bien au contraire !

Ensuite parce que lorsque j’utilise de l’argent, j’ai l’impression de ne pas exploiter pleinement mon potentiel d’adaptation et d’ingéniosité. Je suis convaincu que je peux trouver toutes les ressources nécessaires à condition de bien déterminer mes intentions et de canaliser mon attention.

Enfin, parce que la peur du manque (manque d’argent, de nourriture, de possession…) est une peur qui nous limite bien trop et qu’il est toujours bon d’aller confronter nos peurs à la base (tout comme les peurs de « que va t’on manger ? » et « où va t’on dormir ? »…).

Pour moi, les peurs et mes zones d’ombres doivent être confrontées pour évoluer !

Et la finalité ?

En repoussant constamment mes limites, je sais très bien que je joue avec le risque d’échouer. Par exemple, un soucis technique pourrait vite avoir raison de mon objectif…

Mais d’un autre côté, si mes chances de réussir sont trop élevées, c’est que c’est trop facile et que le défi n’en est pas un !

C’est même le but de l’aventure :

Aller au devant de « ce qui va advenir »… Et s’adapter en conséquence.

Ce que je cherche…

Au delà du développement de l’ingéniosité et de l’adaptabilité, j’ai à coeur de visiter l’intérieur de ma région… Je parle non seulement du territoire breton , mais également ma dimension intérieure… Dimension qui se révèle toujours un peu plus dans l’adversité !

Enfin j’ai à coeur de faire de nouvelles découvertes pour mieux les partager en retour !

A très bientôt pour le dénouement de l’histoire…

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