Hier, on regardait un film d’action avec Ryan Gosling. Un bon gros film à l’américaine avec un héros musclé et des explosions dans tous les sens !
Si j’appréciais l’esthétique des chorégraphies de bagarre, il manquait cependant quelque chose d’essentiel pour moi…
J’ai alors compris que depuis toujours, je recherchais une chose dans les films et les histoires en général :
Être inspiré !
Là je n’étais pas inspiré. En prenant un peu de recul, j’ai compris pourquoi…
Ce qui m’inspire c’est de voir un héros évoluer, se développer personnellement.
Ici Ryan Gosling a beau péter la tronche à tout le monde pour en apprendre un peu plus sur ses détracteurs, au final, le personnage ne semble pas en apprendre plus sur lui-même… Il n’évolue même carrément pas !
Mon approche de l’activité physique, du coaching et du sport en générale est la même :
Elle doit être inspirée et inspirante !

Le problème du sport…
Je retrouve le même schéma dans le sport que dans les films :
L’action pour l’action ne m’inspire pas.
J’ai beau être dans un beau décor (en forêt ou sur une sur plage), faire 10 burpees et 20 squats juste pour faire monter ma pile reste pour moi peut inspirant.
Pour être inspiré, j’ai besoin que le corps soit relié au mental et aux émotions. Que l’activité physique serve un sentiment d’évolution personnelle dans son ensemble.

La solution du sport…
Lorsque j’entraînais les joueurs de Rugby, j’avais toujours comme intention de me servir de la pratique pour leur permettre de grandir en tant qu’individus (Attention cela ne veut pas dire que j’étais bon pour les aider évoluer personnellement… Mais telle était mon intention).
Je me disais, à quoi bon en faire des gagnants sur le terrain si c’est pour les retrouver misérables dans leur quotidien.
A l’inverse, l’individu qui grandit et s’épanouit nourrira le joueur et le compétiteur.
Sur ce point je rejoins totalement l’entraîneur de Cross Fit Ben Bergeron qui dit que :
« De meilleurs personnes font de meilleurs athlètes ».
L’activité physique doit donc pour moi être au service d’une évolution plus globale de l’individu.

Voici un exemple…
Hier je suis allé courir. Il se trouve qu’en ce moment j’aime m’entraîner de manière intense. J’ai donc poussé le curseur à fond dans une séance de côtes et de fractionné.
Au-delà des jambes lourdes et des poumons qui brulent, j’aime jouer dans ma zone d’inconfort pour aller chercher des expériences plus profondes.
La douleur physique des efforts intenses m’aide à entrer dans un état de présence alerte.
Je ne pense plus à ce que je vais manger après ou à comment je vais ranger mon garage.
Je suis là ici et maintenant et j’observe ce qui se joue en moi.
Je porte notamment mon attention sur ce qui me limite et m’empêche de maintenir l’intensité.
C’est comme une plongé au cœur des interactions entre le corps le mental et les émotions.
Le corps envoie des messages intenses… Inconfortables.
Face à l’inconfort, les pensées cherchent l’échappatoire. Elles remettent en question l’intention de départ quand elles n’essayent pas de fuir vers un ailleurs qui mettra fin à la souffrance.
Les émotions remontent et des tas de sentiments me traversent.
En étant présent dans la position d’observateur et en prenant conscience des phénomènes qui se déroulent en moi, je peux alors jouer avec les mécanismes pour dépasser l’inconfort et mieux comprendre ce qui se produit en moi !

Ce que j’ai compris justement…
Le corps peut répondre favorablement à condition que le mental le dirige.
Les pensées peuvent être canalisées en leur donnant un point de focalisation. Par exemple, j’ai remarqué qu’un repère visuel m’aidait à fixer mon attention dans l’effort.
Plus l’effort est intense, plus le point de focalisation doit être proche. Ainsi on peut passer de viser le sommet de la colline, à viser prochain arbre, ou seulement réduire l’attention au prochain pas s’il le faut.
Lorsque le point est atteint, si on souhaite conserver la dynamique, il faut alors porter l’attention sur un nouveau point.
Après la sortie, je tente de ramener l’apprentissage à ma vie de tous les jours.
- Placer une intention claire et précise.
- Canaliser mon attention pour servir l’intention.
Je sais ensuite que là où va mon attention va mon énergie…
Enfin c’est en me demandant où je veux placer mon énergie que je détermine mes intentions au départ.

Le mot de la fin…
L’activité physique comme le film peuvent être juste divertissants.
Ou ils peuvent être bien plus… Ils peuvent être des véhicules de croissance personnelle.
Je suis de ceux qui ont besoin de trouver du sens dans mes actions. D’être inspiré !
Ma pratique du sport n’y échappe pas… Elle doit m’aider à progresser, à grandir, à évoluer !
Pourquoi le sport ?
Il n’y a pas d’évolution sans confrontation à l’inconfort. A l’inverse, je suis convaincu que la fuite systématique des situations inconfortables (physiques, mentales, émotionnelles) fini par nous mettre en grande difficulté face au déroulement de la vie.
Le sport lui nous permet facilement de nous y confronter à l’inconfort de manière simple et efficace. Autrement dit : C’est une école de l’adversité… Et donc de croissance personnelle.
Enfilez une paire de baskets et sortez…
Si en plus vous y mettez l’intention de vous dépasser en étant pleinement conscient, le seuil de votre maison peut alors devenir la porte de votre évolution !
Essayez et vous et vous me direz…
