Ramasser les déchets… pour cultiver la joie !

Ce matin, après avoir emmené les enfants à l’école, j’ai eu envie de me promener sur la plage.

Il faisait froid, mais le ciel était bleu et la plage était illuminée par un doux soleil montant.

L’eau était lisse et quelques jolies vagues venaient s’écraser gentiment sur le sable.

Alors que je marchais en savourant cet instant, je constatais également le nombre de déchets importants laissés par la marée haute de la nuit.

Et depuis peu, lorsque je vois des déchets, j’ai une envie compulsive de les ramasser…

Peut-être est-ce que le refrain « Ne part pas les mains vide » chantonné par mère à chaque sortie de table qui commence à rentrer…

Ou peut-être encore est-ce la légende amérindienne du Colibri qui prends enfin tout son sens…

Toujours est-il que je ne repars plus les mains vides (ou le bec vide suivant l’interprétation qu’en feront les psychanalystes…).

Mais finalement, à l’image du Colibri qui ramène sa goutte d’eau pour éteindre l’incendie de la forêt, cela paraît faire peu de différence en apparence…

Et pourtant j’ai trois bonnes raisons de penser le contraire :

#1 Entraîner l’esprit

«Là où je pose mon attention, je place mon énergie.»Damien Maya

Ramasser les déchets ne suffira jamais à créer un monde meilleur si je ne porte pas attention à l’état d’esprit dans lequel je le fais.

Si ne suis pas vigilant, je peux vite me laisser entraîner par des pensées négatives sur l’ampleur de la pollution. Un état d’esprit qui engendrerait la colère aurait un impact bien plus négatif que les quelques brassés de déchets que j’aurais pu collecter.

Insultez un gars qui n’a pas ramassé la crotte de son chien et voyez s’il la ramasse ensuite… Pas si sûr… En plus il se peut que vous rameniez un peu de la crotte avec vous dans votre tête !

A l’inverse, en tentant de garder mon esprit comme on garde l’entrée d’un temple, je reste à l’affut et je me concentre sur le positif…

#2 Servir

«Si tu changes la manière de regarder les choses, les choses que tu regardes changent.» Wayne Dyer

En ramassant ne serait-ce qu’un petit morceau de plastique, l’endroit sera plus propre après mon passage qu’avant mon passage. Alors je gagne et on gagne tous !

J’essaye d’avoir cet état d’esprit dans chaque endroit où je vais.

Pour être positif, j’aime me demander comment on peut tous gagner dans chaque situation…

#3 Cultiver la joie

«Dans l’économie du don, plus tu donnes, plus tu t’enrichis»Charles Eisenstein

Enfin, contribuer et servir me rends joyeux et je pense que c’est ça le principal. Cette joie est une énergie que je suis heureux de partager ensuite.

Avec la joie, j’ai l’impression que plus on en donne, plus on en a.

Finalement, c’est exactement le principe de l’économie du don ou économie circulaire.

L’arbre donne ses fruits aux animaux qui vont semer ses graines ailleurs pour donner plus d’arbres et plus de fruits !

Conclusion

Et si l’accumulation des déchets était le reflet de notre pollution intérieur ?

Et si pour nettoyer la planète on devait commencer par se nettoyer de l’intérieur ?

Je ne parle pas de faire un lavement mais plutôt de dépolluer notre esprit…

Au risque de vous décevoir, je ne passe pas mon temps à ramasser les déchets et je ne suis pas positif tout le temps.

Si je suis négatif, n’hésitez pas à me le signaler pour me réveiller. Mon Ego ne va pas aimer ça, mais, passé la petite rumination, je serais heureux de reconnaître que vous avez raison…

… Pour le plus grand bien de tous !

Mon village était 4,5 km plus propre après ma première séance de « Plogging » !

2 commentaires sur « Ramasser les déchets… pour cultiver la joie ! »

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