La réponse qui me change la vie…

Récemment, pour faire une présentation aux élèves de terminale d’un lycée sur le thème de « faire de sa vie un service », j’ai décidé de leur servir la recette qui me rendait aujourd’hui heureux.

Pour faire cette présentation, j’ai choisi de leur raconter mon parcours depuis l’époque où j’étais moi-même en terminale (2002 – 2003).

J’ai passé en revue mes « highlights », les moments dans lesquels j’avais eu une sensation de réussite.

Mais c’était avant pour mettre en contraste les moments bien plus importants pour moi :

Les échecs ! (Là je ne parle pas du jeu d’échecs, mais bien des erreurs et des ratés de parcours)

Si j’ai longtemps valorisé les réussites personnelles, cela a fini par me donner le sentiment d’être figé (à part la tête et les chevilles qui gonflaient) et de moins valoriser l’évolution au détriment de l’acquisition de titres et autres statuts honorifiques.

Avant de vous expliquer pourquoi je valorise aujourd’hui autant l’échec, voici d’abord quelques-unes de mes plus belles chutes :

2004 : Le come back raté…

Je suis rentré en France après avoir passé une année incroyable en Angleterre. Dès la rentré suivante, j’étais le premier de ma promotion universitaire…

…à abandonner la fac (au bout d’un mois). 

Je décide de mettre toute mon énergie dans le Rugby mais l’entraîneur me donne peu de temps de jeu (à l’époque je critique ses méthodes sans me rendre compte que je ne suis pas entraînable du tout. Peut-être la tête qui ne passe pas bien les portes…).

Crispé sur mes frustrations, je fini par me casser la main à l’entraînement. Les mois d’arrêt suivants ont raison de ma dynamique sportive. 

Je décide alors de revenir aux études en passant le tronc commun du brevet d’état d’éducateur sportif par correspondance.

Je passe un examen final. Le verdict est sans appel :

5/20 de moyenne. Je suis au fond du seau ! F*ck !!!

De retour en France avec mes potes anglais et gonflé de la tête aux chevilles… J’ignore alors qu’une magnifique chute m’attends derrière !

2007 : Le craquage avant le come back…

J’ai été en Australie pour être sportif de haut niveau ou sinon coach sportif ou je ne sais quoi d’autre encore…

J’ai commencé par échoué à suivre le rythme de la pré-saison de Rugby à XIII des Thirroul Butchers en Australie (NSW). Le niveau était peut-être un peu haut…

Pour me relancer, je suis finalement allé en Tasmanie pour m’entraîner avec Adam Pinkard (alias Pinky), l’homme le plus fort d’Australie à l’époque.

Je ne suis pas Coach Sportif, je livre des Pizzas pour Dominos. Mais au moins je pousse de la fonte.

Une nouvelle fois, j’ai vraiment des doutes sur les méthodes de l’entraîneur. Mais cette fois je décide d’être plus flexible et d’essayer. Malheureusement mon genou lui est trop flexible pour les deux Charles et demi que je porte sur les épaules.

Cette fois j’aurais du écouter mon intuition… Crrrrac ! Trop tard… Je suis blessé au genou.

Dégoutté après ces deux revers, je rentre en France avec une confiance au plus bas.

Je me doutais bien que je ne rebondirais pas en bas avec 170 kg sur les épaules… Et pourtant j’ai essayé quand même !

2011 : La reconversion ratée… à deux mains prêt !

Mon contrat de préparateur physique du Rugby Club Vannetais n’a pas été renouvelé. Alors je me suis adapté et j’ai choisir de me reconvertir en Charpentier.

Malheureusement, j’ai rapidement des douleurs dans les mains. Je suis diagnostiqué avec le syndrome du canal carpien… des deux côtés.

Avant de me faire opérer, je me fais infiltrer les mains. Je profite de l’analgésique pour faire mes dernières compétitions de Jiu-Jistu avant longtemps (surtout que j’ai payé plus de 400€ pour seulement 2 mois de pratique). Lors d’une des 2 compétitions, je fais une erreur et je me fais étrangler au premier combat au bout de 1’30’’. A la deuxième compétition, une erreur d’organisation me place dans un tableau parallèle qui arrive nulle part. Si je sauve la face en combattant mieux, ma situation globale mon plonge une nouvelle fois la tête sous l’eau.

Charpentier un jour, Charpentier toujours… Non ?

Fin 2019 : 2020 sera mon année !

Fin 2018, une nouvelle opération du genou m’emmène à réfléchir sur mon orientation :

En 2019, je décide de mettre fin à mon contrat de salarié avec le Rugby Club Baulois pour lancer mon activité de Coach Sportif.

En Janvier 2020 l’activité prends vraiment une bonne dynamique !

Deux mois plus tard c’est le grand confinement et mon activité est arrêtée nette…

Mais cette fois j’ai compris :

« Ce ne sont pas les situations qui déterminent ma vie, mais mon attitude face à ces situations ! »

Et voici l’état d’esprit derrière cette attitude :

« Chaque situation d’adversité représente une opportunité d’évolution. »

« Chaque échec recèle une opportunité d’apprentissage. »

Avec le temps, j’ai donc appris à recevoir les échecs de manière positive, comme des opportunités de développer ma résilience, de trouver des solutions, d’apprendre, de penser différemment… bref d’évoluer !

Je ne suis plus crispé sur les objectifs de victoire et de réussite, mais à l’inverse plus ouvert au processus d’apprentissage, d’évolution… au chemin.

Et vous savez quoi ?

2020 à été mon année !

Entre deux confinement, j’ai réussi à mener le Projet Porteurs d’arbre en soutien aux enfants atteints du cancer !

2021 aussi !!

J’ai traversé la Bretagne en triathlon (Projet Bay 2 Bay), avant de me construire des toilettes sèches ! Quel rapport…?

Emm*rdé par des problèmes avec une pompe de relevage des eaux usées, je me suis mis à réfléchir sur la pollution de l’eau et j’ai finalement mené 3 actions en faveur de la protection de notre eau !

Pour l’état d’esprit, je viens d’apprendre qu’il avait un nom :

The Growth Mindset (traduisez « l’état d’esprit de croissance »).

Je vous recommande au passage le livre de Mindset de la psychologue/chercheuse Carol S. Dweck qui à révélée ce concept.

S’il s’agit de croissance, on ne parle pas ici de celle qui nous rends malheureux à vouloir toujours plus. Non, plutôt celle qui nous pousse à être un peu meilleur chaque jour ; à évoluer pour notre bien-être et celui des autres.

Cet état d’esprit et ce type de réponse me rends plus serein face au situation de la vie…

… Et m’apporte la joie de savoir que, tant que je serait en vie, ce qui ne me tuera pas me rendra plus fort !

Une petit course de fauteuil roulant pour renforcer les bras…?

2 commentaires sur « La réponse qui me change la vie… »

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