« Ça y est c’est la rentrée ! »
Ça c’est le titre du premier poème que mon fils devait apprendre pour sa rentrée en CP…
« Ça y est, il est rentré… »
Ça c’est le poème que j’ai envie d’écrire pour célébrer le retour du vent d’Ouest !
Comme pour marquer un changement de saison, le vent a tourné.
Il vient de nouveau du large.
Il emmène avec lui de grosses formations nuageuses qui donnent du relief au ciel.
Il agite l’océan qui semble se réanimer au rythme des vagues qui le forment.
Entre ciel, terre et mer, des mouettes se laissent porter par la force des éléments.
Le vent semble également me souffler de me laisser porter par son flow enivrant…
J’ai envie d’imiter les volatiles.
A défaut de pouvoir m’élever je plonge dans les vagues et me laisse glisser entre les écumes.
Dans le mouvement, je trouve l’équilibre !
Comment ?
Laissez-vous embarquer dans la suite et vous verrez…

Les vertus du chaos…
Ce que j’aime dans le chaos c’est la sensation de déséquilibre engendrée par le mouvement perpétuel et aléatoire.
Pourquoi ?
Parce que sans points d’appui exterieurs stables, cela me force à trouver les points de stabilité en moi.
Bien souvent dans nos vies, nous aimons associer le sentiment de stabilité à des facteurs externes comme nos possessions matérielles ou encore nos situations.
Malheureusement, c’est comme tenter de saisir une poignée d’eau dans notre main.
La vie est en mouvement et tout change constamment.
En cherchant les points d’appuis à l’extérieur, on s’expose à ce qu’ils se dérobent sous nos pieds…
Les points d’appuis les plus forts ne sont pas à l’extérieur de nous, mais plutôt en nous !

La clé des points d’appuis intérieurs…
Malgré cela, lorsque nous l’avons compris, nous faisons encore souvent une erreur fondamentale :
Nous cherchons à verrouiller la position.
Beaucoup de gens que j’ai entraîné ont fait cette expérience en passant sur le swissball. Ils forcent la position pour se cramponner sur le ballon. Ils fatiguent rapidement et la moindre perturbation finie par avoir raison de leur équilibre.

Avec l’entraînement je leur apprends à se relâcher pour ressentir le mouvement et à faire corps avec lui… A devenir partie intégrante du mouvement. A être le mouvement !
Pour trouver les points d’appuis intérieurs, c’est la même chose. En se rigidifiant, on finit par perdre l’équilibre.
Pour s’équilibrer il faut se relâcher…
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les points d’appuis sont en fait dans le mouvement !

Le mot de la fin…
L’équilibre c’est le mouvement !
