3 habitudes atypiques pour préparer un Ultra trail…

Hier, j’ai fini mon premier Ultra Trail : Le Grand Trail des Vallons de la Vilaine sur 84 km. 

Comme objectif en 2023, j’ai décidé entre autres de devenir ultra trailer. Autrement dit de courir des Ultra trails.

Il y 3 mois, je me suis donc lancé le pari de passer d’un 28 km (mon plus long trail à St Nolff en Novembre dernier) à 84 km. Une étape incontournable pour mon grand projet de l’été… (voir l’article Objectif 2023 : Devenir Ultra Trailer)

Pour faciliter ma préparation accélérée, je me suis appuyé sur certaines de mes habitudes.

Il faut croire que cela a payé, puisque qu’après 8h de course et 18 km restant, j’ai été capable d’attaquer fort pour finir sous la barre des 10h (9h57).

Voici donc 3 habitudes hors du commun pour préparer un Ultra :

#1 Se baigner dans l’eau froide

Je me baigne toute l’année et je suis un adepte de longue date des bains froids.

En quoi ça aide pour l’ultra trail ? 

Lorsque l’on court longtemps, les sensations d’inconfort grandissent (douleurs musculaires, gènes digestives, ampoules…).

L’exposition régulière au froid, m’apprends à tolérer la douleur.

Il se trouve justement que l’océan est au plus froid au mois de février… Pour le coup, ça tombait en plein cœur de la préparation de mon premier Ultra. Je me suis servi des baignades de Janvier, Février, Mars, pour m’aider à être confortable avec l’inconfort.

Au-delà de ça, je compte beaucoup sur la période hivernale pour me renforcer. Un hiver d’entraînement rugueux, exposé aux éléments, me permet d’endurer plus facilement mes expéditions de la saison estivales. A l’image d’un arbre qui développe ses racines pour mieux grandir (je développe le concept dans mon interview avec Ludovic Merlin)

Pour ce qui est des baignades d’hiver, elles se préparent elle, en été ! 

Si le sujet vous intéresse, j’en parle dans l’article 5 conseils pour préparer les baignades d’hiver…

#2 Emmener ses enfants à l’école à vélo… Tous les jours !

Tous les matins, j’emmène mes enfants à l’école à vélo. Si les 10 km aller-retour en tirant une remorque sont toujours bons à prendre, ce n’est pas ça qui aide à préparer un Ultra.

En revanche, le faire absolument tous les jours, qu’il pleuve, qu’il neige ou que le vélo casse en route, entraîne la persistance.

La persistance est une qualité essentielle à développer pour l’Ultra trail. Il arrive un moment où le corps n’en veut plus. A ce moment-là, il faut avoir entraîné la tête à lui imposer de continuer.

Bon le vélo n’y est pas toujours… Mais la persistance elle, oui !

Les sports comme le rugby ou encore les arts martiaux canalisent l’énergie du guerrier à des fins vertueuse.

La course elle, canalise l’énergie du chasseur.

Pour ce qui est des sports d’ultra endurance, ils simulent un type de chasse bien particulière :

La chasse à l’épuisement ou persistence hunting en anglais.

Persister et persévérer sont des qualités qui, comme tout, s’entraînent.

Si le sujet d’entraîner la persévérance vous intéresse, j’en parle dans l’article 4 étapes pour entraîner la persévérance.

#3 Le challenge mensuel… Mars sans sucre !

Janvier à son mois sans alcool auquel je me fais un plaisir de participer pour lancer la dynamique positive des « challenges de l’année ».

Après, j’essaye de me donner un challenge par mois.

Cette année en mars, pour finir de booster ma prépa, j’ai choisi de faire un mois sans sucre.

L’intérêt du challenge mensuel est d’abord d’entraîner l’autodiscipline et la maîtrise de soi.

J’ai d’ailleurs été confronté à un gros test à la fin du mois lors de l’anniversaire de mon grand-père.

La part de gâteau était comme le Big Boss de mon challenge. J’ai décidé de la confronter bille en tête. Je me la suis fait servir et je l’ai observé… Avant de laisser mes enfants la dévorer !

La part de gâteau de l’anniversaire de mon grand-père. Je suis le seul à ne pas l’avoir mangé… Mais également le seul à l’avoir en photo !

L’intérêt du mois sans sucre est également d’entraîner la résilience métabolique.

Le sucre a tout d’une drogue. Il modifie les comportements et créer de la dépendance. Les industriels le savent et en ajoutent dans quasiment toutes leurs préparations.

Éviter le sucre, m’a donc forcé à me cantonner à une alimentation saine et naturelle. Ensuite, cela m’a permis de mieux réguler ma glycémie et mon niveau d’énergie.

Au final, je n’ai jamais de fringale et ça m’est très utile pour les efforts longs. 

Pour aller plus loin, je m’exerce régulièrement à jeun pour habituer mon corps à se réguler avec mes propres réserves. Mon métabolisme est alors résilient et lisse mon niveau d’énergie en fonction de mes apports.

Si cela vous intéresse, je développe sur le sujet dans l’article Chasser le petit déjeuner… Ou comment développer la résilience métabolique.

Et maintenant…?

Je vais juste continuer de faire ce que je fais.

Courir un Ultra c’est bien, mais l’intérêt est de continuer mon évolution.

D’ailleurs le succès n’était total que le lendemain de la course, lorsque j’ai emmené mes enfants à l’école en vélo !

3 commentaires sur « 3 habitudes atypiques pour préparer un Ultra trail… »

  1. Super. Moi .j adoré les challenges.bon j ai pas 30ans mais cela ne gêne en rien. Juste bien connaître son corps et apprendre à se dépasser .de belles paroles quoi. C est juste que toi tu le fais alors ça c est top.con5inues ton parcours est génial

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