Le barefoot m’a appris à remettre des chaussures…

En mai dernier, j’ai couru sur un caillou un peu plus pointu que les autres, en chaussures minimalistes, sur le sentier côtier.

La douleur n’est pas partie comme je l’avais imaginé.

J’ai pourtant fini par courir les 175 km de l’Ultra Marin dessus, toujours en chaussures minimalistes.

Mais arrivé au Chili, je me suis dit qu’il fallait absolument que je m’en occupe si je voulais continuer les ultras.

Pour trouver la solution, j’ai fait ce que le barefoot m’avait enseigné : ressentir.

Mes sensations m’ont alors guidé vers quelque chose d’impensable jusqu’alors :

Remettre des grosses semelles.

Et notamment porter des Crocs en intérieur !

Pour moi, c’était presque un retour en arrière.

Mais j’ai décidé d’écouter mes sensations plutôt que mes certitudes.

Aujourd’hui, la lésion est presque totalement guérie.

Ce qui la bloquait, c’était de rester pieds nus.

Et pour guérir, il a fallu que je bouge intérieurement.

Que j’accepte de laisser tomber momentanément ce qui avait fonctionné à un moment pour me développer, et de faire totalement l’inverse.

La vraie richesse derrière la pratique du barefoot, c’est de libérer le mouvement et d’affiner les sensations.

Mais ça va bien au-delà de la chaussure.

C’est aussi être prêt à en remettre s’il le faut.

À ne pas être prisonnier d’une pratique ou d’une croyance.

Mais surtout, à privilégier la sensation tout en gardant la liberté de choisir.

Le barefoot m’a appris à ressentir.

Et c’est justement en l’écoutant que j’ai compris qu’il fallait parfois remettre des chaussures.

Laisser un commentaire